Jean Lassalle au Foyer Socio-Éducatif de Bergues

Le candidat de Résistons! Jean Lassalle, a tenu une réunion publique à Bergues devant 65 personnes. Fils de berger, frère de berger, le député des Pyrénées-Atlantiques se présente comme le candidat le plus proche de ses concitoyens. Pour en témoigner, Jean Lassalle s’est rendu dans cette commune de 3900 habitants, plutôt qu’une grande ville des Hauts-de-France.

Le Béarnais de 61 ans défend fermement l’indépendance des territoires, et l’importance du rôle des responsables locaux. Il est devenu maire à 21 ans, puis conseiller général pour finir député, fonction qu’il occupe depuis près de quinze ans.

Ce samedi 8 avril, Jean Lassalle s’est fait attendre près d’une heure par les quelques curieux et sympathisants venus l’écouter. Le candidat arrive à 20h50, sort d’une Peugeot 206 – estampillée jeune permis – et lance « Messieurs dames, je suis le seul responsable de mon retard ». Ce sont les élus et quelques employés municipaux qui ont préparé l’accueil du berger. La maire [voir plus bas] a parainné Lassalle, et accepté de lui prêter le Foyer Socio-Éducatif de la ville pour y assurer sa réunion publique.

Sortie de l’OTAN, renforcement des pouvoirs locaux, décentralisation, le candidat de la « résistance » a présenté diverses mesures, avec son lyrisme habituel. À la fin du discours, le candidat à la présidentielle s’est éternisé autour d’un « pot de l’amitié », avec les citoyens présents à Bergues.

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Jean-Lin, 52 ans, artisan

« Jean Lassalle a une politique totalement différente des autres. Il est bien au dessus de ce qu’on pourrait espérer ! Il veut redonner vie aux quartiers, aux villages, c’est la première chose qu’on remarque dans son programme.

Quant aux autres candidats… Pfff, est-ce que ça vaut vraiment la peine d’en parler ? »

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Sandrine Thery, 52 ans, adjointe à la mairie de Bergues

« Jean Lassalle, c’est un candidat que je ne connais pas particulièrement, je suis ici pour le découvrir et me familiariser avec son programme.

Je le trouve très sympathique, j’ai regardé ses vidéos sur Youtube, celle du premier enterrement qu’il a vécu en tant qu’ancien maire m’a fait rire. Il est cultivé, je le trouve convivial. Il a une certaine proximité avec les français. Chez les autres candidats, je trouve qu’il y a beaucoup de confusion avec toutes ces affaires politiques. »

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Georges 57 ans, assistant territorial, de Wasquehal [Ex-candidat MoDem aux législatives, hésite à se représenter]

« Je vais voir chaque meeting. Je connais Jean Lassalle à travers sa marche, j’ai fait six semaines à la rencontre des français avec lui, depuis Lille-métropole jusqu’à la limite des Ardennes. C’est une campagne très particulière, le fait divers prend la place du fond… C’est l’aboutissement du néant possible et imaginable. Les partis traditionnels reculent grace à une nouvelle donne. Soit les gens n’iront pas voter, soit ils iront massivement, mais pour qui ? Et quel symbole derrière ?

Il est connu par les initiés, moins par le grand public. Il amènerait une cohésion, un élan national comme dans l’année qui a suivi la coupe du monde, en 1998. Il suffirait d’une étincelle… »

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Jean-Marie (à gauche) , et Nathalie (à droite)

Jean-Marie Truffier, 70 ans, ex-maire d’Arras, et conseiller général honoraire

Nathalie Rosen, 47 ans prof d’Anglais, chanteuse lyrique. 

Jean-Marie : « On a invité Jean Lassalle au dîner annuel des amis de Luis Mariano, il n’est pas venu, mais il a eu la délicatesse de nous répondre avec une petite carte manuscrite. Ça valait bien le coup de faire 1h30 de route en voiture !

Franchement, son programme ne m’intéresse pas, mais je fais confiance à cet homme : j’ai mangé chez lui, il se lève et chante tous les quarts d’heure.

Nathalie : « J’aime son expérience, son caractère, et ce que cet homme a accompli, même si il est parfois un peu extrémiste. »

Jean-Marie : « On est adhérents au MoDem. Nous allions voter Juppé, depuis [rires]. On sait qu’on ne votera pas Fillon. »

Nathalie : « Une dame votera Jean Lassalle par procuration à travers moi. »

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Delphine, 46 ans opératrice PAO, de Gravelines.

« Je suis venue écouter ce qu’apporte Jean Lassalle, je ne vais pas forcément voter pour lui.

Je lui ai offert des produits locaux : Des chocolats à la chicorée et de la bière, parce qu’il s’intéresse aux gens. Je suis adhérente à des associations de défense des agriculteurs, et d’autres où je me bats contre l’évasion fiscale. J’étais à Notre-Dame-des-Landes…

Lassalle a un côté poête, étonnant dans le verbe. La dame qui m’a vendu les chocolats m’a dit avoir regardé les débats juste pour lui ! Si j’écoute mon coeur, je voterai pour un petit candidat. Si j’écoute ma raison, Mélenchon, en espérant qu’il arrive au second tour. Pas envie d’un Macron-Fillon ! »

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Pierre Dequidt, 60 ans agriculteur-éleveur, de Mont Cassel.

« Je suis agriculteur-éleveur, je suis dans la merde. Mon fils et moi allons faire des œufs et du lait bio, « en classique », on se fait payer 30 centimes, on a pas de porte de sortie.

Lassalle est un gars pur, honnête, notre genre ! Il sait ce que c’est que d’avoir travaillé, les autres vivent de l’argent public. Ils sont tous nuls ! Des tricheurs, des menteurs et des voleurs. Je le dis aux gens depuis des mois, « Vote Jean Lassalle, donne une chance à ce gars, il a les pieds sur terre. »

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Sylvie, 57 ans, maire de Bergues.

« Je suis là car j’ai parrainé Jean Lassalle. Son équipe m’a demandé si on pouvait lui trouver une salle dans le Nord. Je trouve qu’il incarne bien la France. Il manie bien la langue, et, surtout, il a une approche « micro ». Là où tous les autres prétendent parler au nom du peuple, lui parle des gens.

J’ai regardé le débat des onze, je trouve cette campagne passionnante : même mon fils de 15 ans s’y intéresse, c’est formidable ! »

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Edmond, 23 ans, de Warmhout. Stagiaire prof en lycée pro

« On est venus par curiosité car on habite à côté.

Je trouve que sa philosophie est intéressante, c’est quelqu’un d’authentique. Au-delà du candidat, c’est sa personne qui est marquante. Il n’a pas la même réflexion ni logique politique que les autres candidats. Il incarne un sentiment plus démocratique, plus authentique. La rencontre présidentielle est logique, entre un homme et son peuple. Il se démarque car il n’a pas le même langage.

Les autres candidats sont en majorité issus d’une élite souvent énarque et distancée avec la population. Je trouve que cela enrichit le déterminisme social alors que Jean Lassalle a un esprit fantasque, il est éloigné de la population mais il vient la rencontrer. »

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Maria Alvarez, 50 ans conseillère d’opposition centriste (L’Alternative : Changeons de Cap)

« Je suis admirative de cet homme et de son courage, son investissement, sa foi en l’Homme et en la politique, au bon sens du terme.

J’aime son parler vrai, il a des convictions et les défend ! Il me rappelle cette citation de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Il nous faut des gens capables de se battre contre des moulins, pour leurs convictions, pour nos enfants. Le reste dans cette campagne m’évoque beaucoup de tristesse, les gens sont déçus, c’est normal, quand on voit ce manque de valeurs. »

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Nadia Mordel, 59 ans, adjointe de campagne de Jean Lassalle. Cadre dirigeante dans l’industrie à Paris.

« Avant, j’étais au MODEM pendant 10 ans et je me suis engagée dans la marche citoyenne en fin 2013. Jean, c’est quelqu’un qui est extrêmement humain, il a confiance en l’homme. Il a un côté fédérateur, il rassemble différentes personnes avec différents métiers, de différentes régions de France et les font travailler ensemble dans un bien commun.

Je trouve que son discours est de plus en plus construit, on cerne bien sa vision de la France. Le paysage politique est très troublé, on a du mal à savoir les vraies positions des candidats. Je pense que les français sont dans un flou politique, ce qui les amènent à prendre des positions politiques qui ne sont pas forcément les leur. »

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Didier (à droite), et sa fille Juliette, 12 ans et demi (à gauche)

Didier, 44 ans, enseignant. (Venu de Lille voir de la famille à Bergues, parti avant l’arrivée du candidat)

« J’aime bien sa sincérité, son originalité. Lassalle est allé voir Bachar Al Assad avec d’autres députés , j’aurais bien aimé lui demander son point de vue sur ce qui se passe actuellement en Syrie. Je suis venu par curiosité, j’aime bien aller voir des meetings politiques. Par contre il a trois quarts d’heure de retard, on s’en va. Je n’allais pas voter pour lui de toute façon ! »

Propos recueillis par Amale Ajebli, Irvin Decampe, et Clément Bolano.
Photographies : Clément Bolano.

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